• L'éducation des femmes dans le monde

    L'éducation des femmes dans le monde

    Dans le monde, 54% des enfants non scolarisés sont des filles et 64% des adultes analphabètes sont des femmes ; soit 41 millions de filles non scolarisées et 515 millions de femmes analphabètes. Cependant, l’éducation est l’arme la plus forte pour libérer les filles et les femmes, et leur permet de se protéger des violations faites à leurs droits.

     

    En Europe

    Selon la moyenne européenne 29,1% pour les femmes et 25,4% pour les homme accèdent à l'enseignement supérieur. Dans la plupart des pays européens, les femmes poursuivent plus d’études post-bac que les homme. Sauf en Allemagne (26,8% hommes / 22% femmes), en Autriche (28,9% pour les deux). L’écart le plus important se trouve en Suède (29,4% hommes / 41,5% femmes).

     

    Part de la population ayant un niveau d'études de l'enseignement supérieur par sexe (tableau de inegalites.fr

                Femmes en %             Hommes en %           Écart femmes/hommes en points 
    Allemagne 22 26,8 -4,8
     Autriche 28,9 28,9 0;0
     Pays-Bas 31,4 30,6 0,8
    Royaume-Uni 40 36,7 3,6
    Grèce 28,2 24,7 3,5
    Union européenne 29,1 25,4 3,7
    Italie 17,9 13,4 4,5
    France 33,2 28,5 4,7
    Espagne 35,4 30 5,4
    Hongrie 23,6 17,5 6,1
    Belgique 36,5 30 6,5
    Irlande 41,5 33,8 7,7
    Danemark 35,2 27,4 7,8
    Portugal 25,4 17,2 8,2
    Norvège 41,3 32,6 8,7
    Pologne 30,1 20,3 9,8
    Finlande 41,9 30 11,9
    Suède 41,5 29,4 12,1

     

     

    Dans les pays pauvres 

    9 des 10 pays où il y a le plus de filles non scolarisées se trouvent en Afrique.

     

    1)  Soudan du Sud  : pays connait la guerre donc la destruction des écoles : 3/4 des filles ne vont même pas à l'école primaire

    2) Central African Republic  : un professeur pour 80 élèves

    3) Niger : seulement 17% des femmes âgées de 15 à 24 ans sont alphabètes 

    4) Afghanistan : énorme écart entre les filles et les garçons qui iront eux, plus à l'école que les filles

    5) Chad : beaucoup de barrières sociales et économiques pour les filles et femmes à accéder à l'éducation

    6) Mali : seulement 38% des filles valident l'école primaire 

    7) Guinea : la moyenne du temps d'éducation pour les femmes de plus de 25 ans est de moins d'un an  the average time in education among women over the age of 25 is less than one year

    8) Burkina Faso : seulement 1% des filles complètent le secondaire only 1% of girls complete secondary school

    9) Liberia : presque 2/3 enfants âgés pour aller à l'école primaire n'y ont pas accès

    10) Ethiopia : 2/5 des filles sont mariées avant d'avoir 18 ans

     

     

     Obstacles empêchant filles/femmes d'accéder à l'éducation :

    - préférence pour les garçons : les familles pauvres considèrent qu'elles perdent une main d'oeuvre gratuite en envoyant leur fille à l'école puisqu'elle fait une grande partie des tâches ménagères

    - les tâches ménagères (supérieures chez les filles que chez les garçons) : les stéréotypes et mentalités sont répétées

    - pauvreté

    - ruralité

    - maladies

    - mariage forcés et jeunes

    - grossesses

     - violences et violences sexuelles

    Les droits sociaux acquis durant ses dernières années tendent à se perdre à cause de la crise qui intensifie la précarité notamment chez les femmes, moins d'emplois, une baisse du revenu. Cela implique la descolarisation des filles : la crise économique du Mexique en 1994-1995 a réduit de 8% le nombre de filles étant scolarisées sans affecter le compte des garçons.

    Les femmes, dans les pays pauvres, sont donc dépendantes de leur famille et de la société. Elles sont enfermées dans un rôle économique et social défini sans elles. Ainsi, elles ne peuvent développer un esprit critique leur permettant de défendre leurs droits.

     


     

     

    La CEDAW (Convention on the Elimination of All Forms of Discrimination Against Women, CEDAW soit Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes) est une convention adoptée en 1979 par les Nations Unies. C'est le seul traité légal et international s'appliquant seulement pour le droit des femmes. L'Article 10 de la CEDAW est réservé au droit d'éducation des femmes, visant à éliminer toute forme de discriminations pour atteindre une égalité femmes - hommes.

     

    - les mêmes conditions d'accès aux études et diplômes à tous niveaux, dans les espaces ruraux et urbains

    - la même qualité d'éducation

    - l'élimination de tous stéréotypes concernants les rôles attribués aux femmes et aux hommes

    - les mêmes possibilités pour continuer les études

    - l'accès à des programmes d'alphabétisation

    - réduire le nombre de femmes qui abandonnent prématurément l'école

    - le même accès aux sports et à l'éducation physique à l'école

    - l'accès à l'information sur la santé, notamment les plannings familiaux

     

    Cela reste tout de même abstrait. En application, des ONG comme Aide et Action aident des pays à améliorer l'accès à l'éducation.

    Aide et action est intervenu au Niger en 2008 avec le projet IMAGINE (IMprove the educAtion of Girls in NigEr) en construisant salles de classe, garderies, cantines et dortoirs en plus des programmes d'alphabétisation.

    En République Dominicaine, les filles s'occupaient des tâches ménagères et des enfants, donc elles ne pouvaient pas aller à l'école. Elles répétaient et transmettaient ce schéma à leurs enfants qui ainsi les condamnait à leur rôle sans la possibilité de défendre leurs droits. En 2009, Aide et Action intervient pour aider plus de 300 filles et mères à retourner à l'école en construisant des garderies pour leurs frères/soeurs et enfants.

     

    L'éducation est essentielle et doit être accessible autant aux femmes qu'aux hommes. Plus les femmes sont instruites, plus elles peuvent se défendre pour leurs droits, ont un meilleur statut social et une plus grande indépendance financière. Il est montré que dans les pays où l'éducation des femmes progresse, la malnutrition, la mortalité infantile et la surnatalité baissent. De plus, l'éducation des femmes montre le degré de liberté et de démocratie d'un pays.

     

    Ce que l'on peut faire à notre niveau ? Je pense qu'il est compliqué d'agir pour cette cause seul. On peut néanmoins lutter contre les stéréotypes et ne pas se laisser abattre par eux. Les stéréotypes concernent les femmes comme les hommes : plus de mecs en maths, plus de meufs en lettres. Il est bien entendu or de question d'aller en maths si l'on est une femme juste pour équilibrer les statistiques. Le plus important est de faire ce que l'on veut, et pas ce que la société nous transmet dans ces dits rôles. Parce que le problème vient de là, je pense pas que tous les mecs ne veulent pas aller en lettres parce qu'ils aiment pas ça, mais car c'est un long processus de l'éducation des parents, de la société, de ce que font nos parents.

     


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  • Commentaires

    1
    Samedi 29 Décembre 2018 à 23:52

    Merci pour cet article, je trouve qu'il est très intéressant ! Sur ce qui empêche les filles d'aller à l'école, il y a aussi l'absence de toilettes.

    C'est vrai qu'on observe un phénomène de retour au foyer des femmes lors des crises économiques, même si ça pourrait paraître paradoxal.

    Pour le dernier point, je pense que c'est important de prendre conscience qu'on a eu une éducation (/socialisation) genrée. Pour remettre en cause ce que l'on pense, notre point de vue et aussi, surtout, pour qu'elle ne soit plus genrée à l'avenir.

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